liseron des champs |
Les nuits blanches de tous les jardiniers sont hantées de pucerons, de limace et... de liseron. C'est lui qui nous intéresse aujourd'hui. De son petit nom Convolvulus arvensis, le liseron des champs est souvent le plus rapide à recoloniser une terre fraichement retournée. La rage de l'ouvrier de cette terre bien "propre" et qui a déjà fini de l'être n'a d'égal que la ténacité et la vigueur de son ennemi.
Pas de remède miracle dans cette chronique d'une reconquête annoncée. A moins d'être aussi délétère pour le liseron que pour le reste du sol et de ses hôtes à grands coup d'herbicides, ou suffisamment courageux pour le desherbage manuel il est clair que la petite plante risque de ne pas se laisser faire. Et pour ceux qui savent que le combat est déjà perdu, voici une petite revanche.
Funèbre |
Car non, le liseron des champs ne restera pas impuni. C'est une plante très commune, comme tout le monde sait. Peu savent que ce prédateur des potagers et massifs a lui aussi ses plaies. A être aussi répandu, il constitue une nourriture idéale pour quelques espèces d'insectes, qui toléreront ses effets purgatifs. C'est le cas de nos deux espèces du jour : un papillon et un coléoptère.
La funèbre, ou noctuelle en deuil ( Tyta luctuosa ), a un nom aussi triste que notre Convolvulus quand il voit poindre la petite chenille, qui adore s'en repaître.
"Merci les filles!" s'écrie alors le jardinier qui sait que la vengeance est un plat qui se mange froid.
Casside subferrugineuse |
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